Signez la pétition

Monsieur le Président de la République,

Alors que le nombre de milliardaires dans le monde a connu en 2017 sa plus forte hausse de l’Histoire, partout les écarts de richesses se creusent. Et la France n’échappe pas au fléau des inégalités. Les 10 % des Français-es les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau.

L’explosion des inégalités constitue un des défis majeurs de ce début de 21ème siècle. Cette injustice menace les sociétés et les économies, et doit être combattue de toute urgence par les gouvernements.

Engagez-vous contre les inégalités et initiez en 2018 une loi contre les inégalités.

Une telle loi fera de la France un pays pionnier dans la défense d’une économie plus humaine, solidaire et responsable.

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  2. MERCI D’AVOIR AGI

Dans le monde, près de 850 millions d’individus, survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 $ par jour, sans accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, et sans opportunité d’un avenir meilleur.

A l’extrême opposé, depuis une dizaine d’années, une élite d’ultra-riches a émergé. La fortune des milliardaires a augmenté de 762 milliards de dollars, soit sept fois le montant nécessaire par an, pour sortir de l’extrême pauvreté les personnes qui en sont touchées.

Le constat que nous faisons est sans appel : si la société est globalement plus riche, elle est pourtant incapable d’offrir une vie meilleure au plus grand nombre. En 2017, 82 % de la croissance a profité aux 1 % les plus riches alors que les 50 % les plus pauvres n’en ont récupéré que des miettes. En France, les inégalités se creusent aussi : les 10 % les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau.

L’extrême richesse qui s’est accumulée sur les comptes bancaires des 1 % les plus riches, sans entraves et sans règles, alors qu’elle est aussi le produit du travail des 99 % restants de la population, n’a pas fait l’objet d’un partage équitable. En France, c’est au sein des grandes entreprises du CAC40 que prend naissance une spirale des inégalités qui repose sur des pratiques nocives : versement record de dividendes aux actionnaires, grands écarts de rémunérations entre les patrons et les salariés en bas de l’échelle, recours accru à l’évasion fiscale. Il est temps de regarder la vérité en face et de réguler en profondeur les grandes entreprises.

CAC 40 : plus de profits, plus d’inégalités ?

Après avoir dévoilé en janvier 2018, un état des lieux alarmant des inégalités dans le monde, Oxfam a enquêté en France, sur les grandes entreprises et révèle avec le BASIC, dans un rapport « CAC40 : des profits sans partage» la façon inégalitaire dont sont partagés les profits des entreprises du CAC 40, l’indice boursier français.

Au niveau des dividendes pour les actionnaires : la France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. Sur 100 euros de bénéfices, 67 euros vont aux actionnaires et seulement 5 euros aux salarié-e-s. Pourtant, ce sont les personnes qui travaillent au sein de ces entreprises qui créent leur richesse. Les salarié-e-s sont les grands perdants de ce partage : si les entreprises du CAC 40 avaient choisi de maintenir en 2016 le même niveau de dividendes qu’en 2009 et d’augmenter la rémunération des employés plutôt que de maximiser les dividendes des actionnaires, l'ensemble des travailleurs du CAC 40 dans le monde auraient pu voir leurs revenus augmenter en moyenne d’au moins 14 000 euros sur la période, soit plus de 2 000 euros par an et par employé.

Au niveau des écarts salariaux, les grandes entreprises alimentent également les inégalités en rémunérant de façon excessive leurs grands patrons, au regard de la rémunération moyenne des salariés. Ces écarts salariaux indécents se traduisent par des rapports de plus en plus grands entre hauts et bas salaires : en 2016, les patrons du CAC 40 gagnaient en moyenne 257 fois le SMIC, et 119 fois ce que le salaire moyen au sein de leur entreprises (en 2009, cet écart était de 97). L’écart le plus important a été constaté chez Carrefour où le PDG a perçu en 2016, 553 fois le SMIC.

Au niveau de la fiscalité enfin, les entreprises du CAC 40 creusent les inégalités en ne payant pas leur juste part d’impôt. Le recours accru aux paradis fiscaux reste un réflexe largement répandu parmi les entreprises du CAC 40. En 2016, elles détiennent plus de 1400 filiales dans les paradis fiscaux, un chiffre croissant. L’évasion fiscale des entreprises du CAC 40 a un impact humain : en cachant leurs profits et en ne contribuant pas à leur juste valeur, les entreprises privent les Etats de recettes fiscales importantes, qui pourraient bénéficier au financement de services publics (transports, éducation, santé, etc.) utiles à tous.

Face à ces entreprises du CAC 40 qui alimentent la spirale des inégalités, vous pouvez agir ! Rejoignez le mouvement en demandant une grande loi contre les inégalités.

Pour en savoir plus, retrouvez l’intégralité de notre rapport et de nos demandes ici.

Des milliers de citoyens se sont déjà mobilisés pour demander à Emmanuel Macron, au Gouvernement et aux parlementaires d’adopter une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général. Cette loi reposerait sur trois piliers :


faites passer le message

Ensemble, soyons le pouvoir citoyen contre la pauvreté